Elections européennes 2019 : date, sondage, candidats... Tout savoir

Elections européennes 2019 : date, sondage, candidats... Tout savoir EUROPEENNES - La campagne de l'élection européenne n'est pas officiellement lancée, mais les partis politiques français s'activent. Qui est candidat ? Quels sont les résultats des derniers sondages ?

Dernières actus

Quelques noms de candidats de la liste LREM !

L'actualité des européennes du 15 février - Selon les informations de Challenges, Pascal Durand, actuellement député européen de EELV, aurait accepté de figurer en position éligible sur la liste LREM. Autre personnalité investie, Stéphane Séjourné, qui a coordonné les ébauches de la campagne. La secrétaire d'Etat à la transition écologique, Brune Poirson, aurait aussi été approchée. Le journal économique assure que la tête de liste du parti de la majorité devrait être confiée à une personnalité de la droite modérée. Un cadre de LREM confie ainsi : "Aujourd'hui, avec le choix qui a été fait par Laurent Wauquiez, il nous faut quelqu'un issu du centre-droit pour détacher la partie des électeurs Les Républicains qui n'est pas Bellamy-compatible".

Ingrid Lelavasseur "repart à zéro" pour les européennes

L'actualité des européennes du 14 février - Elle avait fait sensation en présentant sa volonté de constituer une liste "gilets jaunes" pour les européennes, Ingrid Levavasseur a indiqué qu'elle "démissionnait" de la tête de liste du "RIC", le mouvement qui avait alors émergé. Interrogée sur LCI, elle a indiqué qu'elle ne renonçait pas aux élections européennes. "Je repars sur de bonnes bases, des bases lisses avec mes concitoyens et mes concitoyennes 'gilets jaunes' ou non, on repart à zéro", a-t-elle ajouté. Ingrid Levavasseur s'est davantage expliquée sur BFMTV : "Je ne veux pas annuler le projet d'aller aux européennes, mais ce sera plus démocratique, avec un vrai échange avec mes concitoyens", a-t-elle dit.

Pas de tête de liste LREM avant la mi-mars !

L'actualité des européennes du 13 février - France Info révèle que le patron de LREM, Stanislas Guérini, confie à ses proches que son parti n'investira personne avant la fin du grand débat national. Il était pourtant annoncé que le parti de la majorité aurait trouvé sa tête de liste avant la fin du mois de février. Selon France Info, LREM assure que l'échéance a été repoussé pour que la consultation lancée par le président ne soit pas perturbée et qu'Emmanuel Macron ne donne pas l'impression d'être en campagne lorsqu'il participe à des débats avec ces élus ou citoyens. Il semblerait que l'on se dirige, en temps et en heure, vers la candidature d'un homme ou d'une femme d'expérience pour porter la liste.

La gilet jaune Ingrid Levavasseur s'active pour les élections européennes

L'actualité des européennes du 12 février - France Bleu fait le point sur les avancées d'Ingrid Lavavasseur dans la constitution de sa liste "RIC" pour le scrutin de mai. "Aujourd'hui je me consacre à 100 % à ce projet de liste aux européennes, mon téléphone n'arrête pas de sonner, j'ai même arrêté ma formation d'ambulancière", explique-t-elle, indiquant que les dernières défections - notamment celles de Christophe Chalençon et Hayk Shahinyan, ne l'empêchent pas de faire progresser sa démarche. "On s'organise, on recrute des candidats qui nous écrivent via notre site internet. Une centaine de personnes nous ont envoyé des candidatures. On se structure aussi avec des pôles thématiques : stratégie, communication".

Une autre liste gilets jaunes aux Européennes ?

L'actualité des européennes du 11 février - Hayk Shahinyan, gilet jaune médiatique, qui avait un temps accepté de figurer sur la liste que compte présenter Ingrid Levavasseur pour les européennes 2019, va créer son propre parti. Le Mouvement Alternatif Citoyen (MAC) doit se constituer pour "rassembler la société française le plus largement possible, sans être dans gilets jaunes ou pas gilets jaunes", a fait savoir le trentenaire au média Pustch. "L'objectif de ce mouvement, c'est d'arriver au pouvoir [...] dans les années à venir d'avoir des élus dans les mairies, au Parlement européen", a-t-il précisé, tout en faisant savoir que la campagne des élections européennes n'étaient pas "une priorité absolue".

Une union de la gauche aux européennes ? Jadot dit encore non

L'actualité des européennes du 8 février - La tête de liste EELV aux élections européennes insiste : son parti partira seul et ne fera pas d'alliance pour le scrutin de mai. Benoît Hamon vient de proposer une consultation aux électeurs de gauche, sur la nécessité ou non d'une alliance, ouverte au PS, PCF, Générations et Place publique, PCF et LFI. Un appel rejeté par l'écologiste. "On me propose une union de façade au niveau français plutôt que la clarté au niveau européen. [...] Le sujet, ce n'est pas la vanité, c'est la clarté", balaye Yannick Jadot.

Le candidat LFI Manuel Bompard perquisitionné

L'actualité des européennes du 7 février - Le numéro 2 de la liste LFI pour les européennes l'a annoncé lui-même, ce jeudi, sur les réseaux sociaux : son domicile toulousain a été perquisitionné, à l'aube, dans le cadre de l'enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Le candidat a dénoncé une "dérive autoritaire du pouvoir". Le leader de la France Insoumise a lui-aussi réagi avec véhémence. "L'instrumentalisation de la justice devient le régime ordinaire. Le macronisme n'est plus qu'un autoritarisme", a écrit Jean-Luc Mélenchon sur Twitter.

Edouard Philippe ne souhaite pas un référendum à la date des européennes 

L'actualité des européennes du 5 février - Les mots ont été soigneusement pesés, mais le message est passé. Pour Edouard Philippe, qui a évoqué les européennes devant le Sénat, "tout ce qui aurait pour effet de remettre en cause la clarté du débat serait probablement à écarter". Le Premier ministre a insisté : "C'est d'autant plus vrai que, référendum ou pas, depuis très longtemps les élections européennes sont le moment où l'on parle assez peu des élections européennes mais plutôt de politique nationale. Nous l'avons tous vécu et nous ne voulons pas que cela recommence". Edouard Philippe laisse malgré tout une porte ouverte : "Mais inversement, on peut aussi dire qu'il y aurait quelque chose de lourd pour les collectivités territoriales à multiplier les consultations".

Le RN en tête des intentions de vote dans un nouveau sondage 

L'actualité des européennes du 1er février - Une enquête Opinion Way pour Les Echos et Radio Classique donne la liste du Rassemblement national devant celle de La République en marche (avec respectivement 22% et 20% des intentions de vote). Viennent ensuite la liste LR (12%), la liste EELV (8%), la liste LFI (8%), la liste DLF (7%), la liste PS (6%). Autre enseignement de cette enquête : 43% des personnes interrogées indiquent vouloir "exprimer leur opposition à l'action d'Emmanuel Macron et son gouvernement" lors de l'élection européenne. Retrouvez plus de données dans notre partie "sondages".

En savoiR PLUS

Le Parlement de l'Union européenne se renouvelle tous les 5 ans. Les prochaines élections européennes, qui se tiennent au mois de mai 2019, vont permettre aux citoyens de tous les pays membres de l'Union de désigner qui seront les députés européens jusqu'en 2024. Le scrutin, en France, sera le premier depuis les élections législatives qui ont donné une majorité à Emmanuel Macron. Nul doute, donc, que le résultat de cette élection européenne prendra une dimension nationale : une partie des citoyens français s'exprimera sans doute pour marquer son soutien au gouvernement ou bien pour en sanctionner sa politique.

Depuis 1979 et le premier scrutin, chaque élection européenne est - aussi - un moyen pour les électeurs de s'exprimer sur la politique menée à l'échelle nationale, ce qui, pour de nombreux observateurs, biaise le résultat de l'élection et donc la composition du Parlement européen. En 2019, pourtant, les Français ont le choix entre des partis politiques dont la position sur l'Europe est assez tranchée : les citoyens peuvent choisir entre les pro-européens, attachés à l'institution et qui défendent l'idée de davantage d'intégration ; les souverainistes euro-compatibles, qui veulent réformer l'Union et qui luttent contre toute forme de fédéralisme ; les anti-Union européenne, qui considèrent que la France doit soit imposer de nouvelles négociations sur les traités actuels, soit quitter l'Union ; les farouches opposants à l'Union européenne, qui veulent quoi qu'il arrivent sortir du "carcan" de Bruxelles.

Date des élections européennes

Le scrutin ne se tient pas le même jour dans tous les pays de l'Union européenne, il se déroule habituellement du jeudi au dimanche de la même semaine. Cette année, les élections européennes ont lieu du 23 au 26 mai 2019, ce qui signifie que le scrutin se tiendra en France le dimanche 26 mai 2019. Compte tenu du mode du scrutin, il n'y a qu'une seule date en France, puisqu'il n'y a qu'un seul tour avec une seule vague de résultats pour ces élections européennes au niveau national.

Elections européennes : mode de scrutin

Dans tous les pays de l'Union européenne, l'élection européenne s'effectue au suffrage universel direct, sur un scrutin de liste et proportionnel. Il existe cependant des spécificités selon les pays de l'Union. La plupart organise un scrutin sur une circonscription unique, à l'échelle nationale. Quelques pays ont décidé de créer des circonscriptions régionales : l'Italie, la Pologne, la Belgique, l'Irlande (le Royaume-Uni est désormais exclu du scrutin). Des listes différentes y sont proposées : il y a une élection dans chaque circonscription.

La France est revenue à la constitution d'une liste nationale unique, une modification validée définitivement par le Parlement. Les élections européennes 2019 marquent donc la fin du scrutin dans 8 circonscriptions différentes (Est, Sud-Ouest, Sud-Est, Massif central-Centre, Île-de-France, Nord-Ouest, Ouest et Outre-Mer). L'exécutif a justifié cette décision, parlant d'une réforme qui offre "la garantie d'une lisibilité accrue pour l'électeur et une évolution cohérente avec la volonté de renforcer le caractère européen du scrutin".

Election européenne en France

Le traité de Lisbonne a, en 2009, fixé le nombre de députés européens à 751. La France dispose de 73 élus, c'est-à-dire un peu moins de 10% de l'ensemble de la chambre. Mais compte tenu du Brexit et de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, les choses ont évolué. Premier changement d'importance, le nombre de sièges pour la prochaine législature a été abaissé à 705. Sur les 73 sièges britanniques, 27 ont été répartis entre les pays membres de l'UE, dont 5 à la France, 5 à l'Espagne, 3 à L'Italie, 3 aux Pays-Bas. La France doit donc élire 78 députés européens le 26 mais. Les autres sièges britanniques ont été mis de côté, avec comme horizon possible l'intégration de nouveaux membres (rappelons que l'Albanie, la Serbie et le Monténégro sont de sérieux candidats à l'entrée dans l'UE).

Sondages sur l'élection européenne

Attention avec les sondages publiés en ce début d'année : la campagne des élections européennes ne commencera que dans quelques semaines. Plusieurs partis politiques n'ont pas encore investi leurs candidats et même leur tête de liste.

Le dernier sondage sur les élections européennes - La dernière étude a été effectuée par Opinion Way pour Les Echos et Radio Classique. Voici les résultats par formation politique : LO : 1% ; PCF : 2% ; LFI : 8% ; Génération.s : 4% ; PS : 6% ; EELV : 8% ; LREM : 20% ; UDI : 3% ; LR : 12% ; DLF : 7% ; Les Patriotes : 1% ; RN : 22% ; UPR : 0% ; Autre liste : 6% ; N'indiquent pas d'intention de vote : 21%.

Compilation des sondages - Voici la compilation des sondages effectués par les principaux instituts sur les européennes 2019. Les onglets permettent de passer d'un institut à un autre. Nous avons choisi d'introduire dans cette compilation les sondages testant l'hypothèse de la constitution d'une liste gilets jaunes.

Elections européennes : qui est candidat ?

De nombreux partis politiques ont désigné leurs candidats, ou du moins les têtes de listes qui porteront la campagne des européennes 2019. Tour d'horizon par formation politique :

Une liste des gilets jaunes pour les européennes ?

La création d'une liste de gilets jaunes pour l'élection du 26 mai est de plus en plus probable. Mi-janvier, le mouvement ""Ralliement d'initiative citoyenne" (RIC) a fait part de sa volonté de participer au scrutin, avec comme tête de liste la gilet jaune Ingrid Levavasseur, une aide-soignante de 31 ans, qui avait envisagé de devenir chroniqueuse sur BFMTV, avant de renoncer à cause de menaces. Une dizaine de noms composent déjà cette liste, mais cette candidature divise les gilets jaunes, la plupart des figures médiatiques du mouvement s'opposant à cette initiative. Le 13 février, Ingrid Levavasseur a indiqué qu'elle se retirait de cette liste, mais qu'elle comptait bien présenter une autre liste pour les élections européennes.

Par ailleurs, une figure gilets jaunes à Nice, Patrick Cribouw, 64 ans, a exposé sa volonté de faire émerger, lui-aussi, une liste pour les élections européennes. Cette liste, baptisée "Union jaune" serait en cours de constitution. En guise de programme, quelques premiers items mis en avant : "Dans l'ordre, le pouvoir d'achat, les retraites, la justice sociale et fiscale, l'immigration et la souveraineté", a fait savoir Patrick Cribouw, qui a fait sa première promesse de campagne : "Si j'ai cette chance que je suis élu ambassadeur ou député de nos grands coeurs jaunes, je m'engage à percevoir un Smic et à reverser la différence au Restos du Coeur".

L'élection européenne de La France Insoumise

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a désigné comme tête de liste Manon Aubry, jeune porte-parole de l'ONG Oxfam France. Ancienne membre du syndicat étudiant Unef, cette diplômée de Sciences-Po est devenue une spécialiste de la question de l'évasion fiscale. En deuxième position sur cette liste, on retrouve Manuel Bompard. Ont été désignés en 6e et 7e position, les anciens socialistes Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann. 

Pour l'heure, c'est bien Jean-Luc Mélenchon qui est en première ligne dans ce début de campagne. C'est lui qui a mobilisé ses troupes mardi 30 octobre en meeting à Lille. Le leader de la France insoumise veut faire des élections européennes un référendum contre Emmanuel Macron. "Si vous ne voulez plus de ce monsieur qui recopie en France les directives de la Commission européenne, vous avez un bulletin de vote", avait-il défendu sur BFMTV, ajoutant, en référence à la démission de Charles de Gaulle en 1969 : "Autrefois, les présidents battus aux référendums s'en allaient. On peut imaginer qu'il comprendrait alors qu'il faut parti".

L'élection européenne du Parti communiste français

Pas d'alliance avec la France Insoumise. Le PCF a d'ores et déjà investi sa propre tête de liste, Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris. Les communistes n'excluent pas un rapprochement avec le parti de Benoît Hamon, des discussions devraient avoir lieu au mois de septembre. 

L'élection européenne du Parti socialiste

En pleine reconstruction, le PS compte sur l'élection européenne pour tourner la page du désastre de l'élection présidentielle. Pour remobiliser son électorat, le parti espérait convaincre Christiane Taubira de se porter tête de liste pour le scrutin, mais l'ancienne ministre de la Justice a décliné la proposition. Le temps presse et personne ne semble vraiment faire l'unanimité.

L'élection européenne de EELV

Les écologistes font confiance à l'eurodéputé sortant et ancien candidat à la présidentielle Yannick Jadot. Ce dernier entend bien conduire son parti dans cette élection sans faire d'alliance avec la formation de Benoît Hamon, Génération.s. Au Journal du Dimanche, en août, Yannick Jadot a considéré que la campagne menée avec celui qui a finalement obtenu 6% des voix a été "un échec assez retentissant". Et d'ajouter : "Il n'est pas interdit d'apprendre de ses erreurs". Yannick Yadot semble convaincu qu'EELV a tout intérêt à se démarquer. "L'élection européenne est le seul scrutin où les électeurs votent par conviction. C'est un vote de clarté. Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d'une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d'appareils et ses confusions", dit-il au JDD.

Fin 2018, Ségolène Royal avait proposé à Yannick Jadot d'être numéro 2 sur sa liste, proposant une ouverture et une alliance. Mais la tête de liste écologistes a décliné, considérant que la proposition de Ségolène Royal "ressemble un peu à un énième tour de passe-passe du PS pour se sauver la mise​​​​​", tout en listant plusieurs mesures prises par l'ex-ministre, selon lui à l'encontre des principes écologiques, comme l'abandon de l'écotaxe. Le 11 janvier, Ségolène Royal a annoncé qu'elle ne serait pas candidate aux élections européennes.

L'élection européenne chez Génération.s

Benoît Hamon a fait savoir qu'il serait bien candidat pour les élections européennes. L'ancien candidat socialiste, qui a quitté son parti à l'automne dernier pour créer sa propre formation, compte sur ce scrutin pour faire vivre médiatiquement son parti politique, mais il a indiqué au Monde qu'il comptait être le candidat d'une liste d'ouverture à gauche. Pour autant, l'ancien candidat socialiste à l'élection présidentielle ne souhaite pas que son parti, Génération.s, s'allie avec le PS pour le scrutin de mai, arguant du fait que le parti d'Olivier Faure est attaché au PSE. "Tant que cette clarification au niveau européen n'a pas eu lieu et que le Parti socialiste reste attaché à un parti européen qui est le supplétif des conservateurs, il n'est pas possible, pour la clarté des idées qu'on défend, de faire liste commune", a déclaré Benoît Hamon lors d'une réunion publique.

L'élection européenne de LREM

Alors que les sondages laissent envisager au parti de Christophe Castaner une victoire à l'élection européenne, la question de l'incarnation de la campagne est encore plus sensible. LREM souhaite renouveler la performance des législatives de juin 2017, en misant sur de nombreuses candidatures issues de la société civile, d'autant que des personnalités publiques pourraient être intéressées. Une tête de liste devrait être investi à la mi-mars.

L'élection européenne de l'UDI

La formation centriste, qui s'était rapprochée de la majorité présidentielle au début du quinquennat, a décidé de mener une liste autonome. L'UDI ne fera donc pas campagne aux côtés de LREM et du MoDem de François Bayrou (qui fut son allié lors des dernières européennes. Le député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde, qui préside l'UDI, a été investi officiellement tête de liste.

L'élection européenne de Les Républicains

Laurent Wauquiez, le patron de la droite a jeté son dévolu sur François-Xavier Bellamy pour porter la liste de son parti. Ce jeune professeur de philosophie, âgé de 33 ans, est actuellement adjoint au maire de Versailles, connu pour ses positions conservatrices. Agnès Evren, proche de François Baroin, et Arnaud Danjean, ancien proche d'Alain Juppé, sont numéros 2 et 3 de la liste LR. Découvrez ici plus d'informations sur François Xavier Bellamy.

Plusieurs personnalités ont fait part de leurs réserves. A commencer par Christian Estrosi, qui considère que le jeune homme désigné est "quelqu'un d'extrêmement conservateur". "C'est quelqu'un qui a des positions que je ne partage pas du tout, à la fois sur l'IVG, la PMA, le mariage pour tous", a-t-il dit au micro de France Info en janvier. Et d'ajouter, ciblant Laurent Wauquiez : "J'aurais été président des Républicains, j'aurais mené le combat". D'autres ténors de LR ont fait part de leurs inquiétudes, comme Rachida Dati, Renaud Muselier, Eric Woerth, ou dans une moindre mesure, Christian Jacob.

L'élection européenne de Jean Lassalle

Le député des Pyrénées-Atlantiques sera tête de liste pour le scrutin de mai 2019 de son mouvement "Résistons". "La situation du pays est telle qu'il faut donner des perspectives autres que celles que nous avons, nous vivons dans l'étau d'un capitalisme féroce", a-t-il déclaré à l'AFP pour justfuer sa candidature, disant vouloir être "la voix des sans voix".

L'élection européenne du Rassemblement national (RN, ex-FN)

Le RN (ex-FN) et Debout la France ne feront pas liste commune pour les élections européennes. Pourtant, en mai 2018, Marine Le Pen avait fait un grand pas vers son allié du second tour de la présidentielle, prenant la plume pour rédiger une lettre ouverte adressée directement à Nicolas Dupont-Aignan. Elle lui proposait un rapprochement pour le scrutin de 2019, mais sans lui proposer la tête d'une liste commune. Elle lui demandait simplement une "présence symbolique", avec elle, "aux dernières places de cette liste". Le leader de Debout la France a répondu par la négative.

C'est le jeune Jordan Bardella, 23 ans, qui a été investi tête de liste du Rassemblement national. A noter que l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani, et Jean-Paul Garraud, ancien député UMP, ont quitté Les Républicains et seront sur la liste du Rassemblement national pour les élections européennes. Marine Le Pen a par ailleurs choisi la conseillère régionale Hélène Laporte comme numéro 2 de la liste. Il s'agit d'une vraie surprise, puisque cette ancienne candidate aux législatives 2017 est encore inconnue du grand public.

L'élection européenne de DLF

Nicolas Dupont-Aignan, leader de Debout la France, a officialisé sa candidature aux élections européennes le 23 septembre, lors du congrès de son parti, au Cirque d'hiver. Il appelle à une nouvelle union de la droite : "Notre liste est l'occasion magnifique de rassembler tous les patriotes et républicains d'où qu'ils viennent", a-t-il lancé devant ses partisans, osant même cet appel aux leaders de LR et de RN, Laurent Wauquiez et Marine Le Pen : "Vous n'êtes pas candidats [...]. Soutenez notre liste d'union, la seule qui mettra une bonne droite à Macron".

D'autres candidatures

NPA et LO n'ont semble-t-il pas trouvé de terrain d'entente pour former une liste commune pour les européennes 2019. Ils devraient constituer deux listes autonomes. François Asselineau mène la campagne pour son parti l'UPR. L'ex-cadre du FN Florian Philippot se lance dans la première campagne de son parti, Les Patriotes, fondé en 2017.

Qui vote à l'élection européenne ?

Tous les citoyens européens peuvent voter pour les élections européennes. En France, pour participer au scrutin, il faut avoir au moins 18 ans, résider sur le territoire français être ressortissant d'un pays membre de l'Union européenne et ne pas être privé par la loi de ses droits civils et politiques. Les étrangers peuvent donc bien voter à cette élection et choisir parmi des listes présentées en France, à condition d'être bien inscrit sur les listes électorales.

Résultat de l'élection européenne

Actuellement, la répartition des sièges, issue du résultat des européennes en 2014, est la suivante : 20 élus Les Républicains et assimilés ; 17 élus Front national et assimilés ; 13 élus socialistes et assimilés ; 7 élus centristes ; 6 élus EELV ; 4 élus France insoumise et PCF ; 3 élus Les Patriotes et 4 non inscrits.

Les résultats de l'élection européenne 2019 seront mis en ligne sur le site de thaipomeranian.com le soir du scrutin. Ils seront très facilement consultables gratuitement, ville par ville, grâce au moteur de recherche ci-dessous. Comme pour chaque élection, la rédaction sera mobilisée pour donner à ses lecteurs les résultats et les dernières actualités en direct.

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