Crise des gilets jaunes : ce que propose Tapie aux manifestants

Crise des gilets jaunes : ce que propose Tapie aux manifestants GILETS JAUNES - Bernard Tapie a proposé d'aider les gilets jaunes en mettant à disposition des locaux du groupe de presse La Provence, qu'il dirige, à leur disposition. "Il faut les aider !", a-t-il lancé.

L'essentiel

  • Bernard Tapie a annoncé sur France Inter ce mercredi qu'il souhaitait aider les gilets jaunes, qu'il appelle à se structurer. "Il faut leur donner l'assistance, des lieux dans lesquels ils peuvent venir. [...] Nous, dans les rotatives (du groupe de presse La Provence, NDLR), on peut accueillir 2 000 personnes, je leur ai dit : 'Venez'. Les journalistes de La Provence n'y seront pas, moi non plus". L'ancien président de l'OM a assuré que sans cette structuration, "ça recommencera sous une autre forme encore plus violente". Et d'ajouter : "Moi, je veux qu'ils soient capables d'avoir des délégués qui vont être reçus par les décisionnaires".
  • Le mouvement des gilets jaunes s'affaiblit, mais des appels à de nouvelles manifestations ont été lancés. Selon les informations de BFMTV, les gilets jaunes pourraient se rendre à Paris, sur la place de l'Etoile, sur le parvis de la Défense ou bien sur la place de l'Opéra. Le médiatique Eric Drouet souhaiterait que les gilets jaunes manifestent à Versailles. Des blocages de camions aux frontières sont également envisagés, pour empêcher l'entrée de marchandises étrangères dans l'hexagone, comme à Brest, Saint-Nazaire, Menton, Chamonix, ou encore Strasbourg, Dunkerque ou Tourcoing.
  • Les principaux syndicats policiers appellent le gouvernement à faire un geste fort pour les forces de l'ordre, très sollicitées ces dernières semaines. L'UNSA, Unité SGP Police FO, Alliance ont été reçu au ministère de l'Intérieur hier, mais les négociations ont été suspendues, et une nouvelle réunion aura lieu ce mercredi après-midi. Le gouvernement a toutefois fait savoir qu'une prime de 300 euros allait être allouée aux 111 000 policiers et gendarmes mobilisés lors des manifestations des gilets jaunes.

En direct

13:24 - "Le grand débat a débuté il y a plusieurs jours"

Afin de sortir de la crise des gilets jaunes, le gouvernement a mis en place des mesures, mais également ce fameux grand débat national. Même si les grandes lignes de ce débat doivent être précisée ce jeudi par la présidente de la Commission nationale du débat public Chantal Jouanno, Benjamin Griveaux a assuré qu'il avait "débuté il y a plusieurs jours dans beaucoup de mairies". Et au porte-parole du gouvernement d'ajouter : "Le début du mois de janvier sera l'occasion d'avoir le cadrage de ce débat".

13:07 - Face aux gilets jaunes, Matignon "panique"

Dans son édito de ce mercredi matin, Jean-Michel Aphatie a pointé du doigt le ras-le-bol des policiers. L'éditorialiste politique d'Europe 1 est également revenu sur le volte-face du gouvernement sur les mesures prises en novembre, annoncées comme abrogées hier et remises en place aujourd'hui. "A Matignon, c'est la panique !", déplore Jean-Michel Aphatie.

12:48 - Belloubet assure "qu'il y a un pilote à Matignon"

Interrogée ce matin sur franceinfo a propos des annonces contradictoires du gouvernement à propos des mesures prise à la mi-novembre, annulées puis remises en place, Nicole Belloubet a écarté l'idée que l'exécutif serait perdu. "Évidemment il y a un pilote à Matignon", a lancé la ministre de la Justice. "Le Premier ministre est là, il fait tout à fait remarquablement son travail. Ce qui importe, c'est que les mesures soient maintenues, telles que le Premier ministre les avait annoncées", a-t-elle ajouté.

12:32 - Les policiers techniques et scientifiques se joignent à la grogne des forces de l'ordre

Le SNIPAT-PTS, l'un des syndicats majoritaires de la police technique et scientifique a lancé un appel pour de nouvelles discussions, afin d'obtenir le même statut que leurs collègues policiers, ainsi qu'une hausse des effectifs. Classés comme "sédentaires", ils souhaitent désormais être reconnus comme "actifs". "L'administration classe les infirmiers, par exemple, dans la catégorie actif "car ils sont soumis à des horaires de nuit, des horaires tournants, qu'ils manipulent des produits à risque et qu'ils peuvent être confrontés à une population à risque, tout comme les policiers scientifiques", a confié Xavier Depecker à BFM TV, secrétaire national au SNIPAT-PTS. "La dureté de notre métier doit être reconnue, nous assistons à beaucoup de choses traumatisantes", ajoute-t-il. 

12:22 - Gilets jaunes : quels blocages ce mercredi ?

Même si le mouvement des gilets jaunes tend à faiblir en intensité, quelques blocages routiers subsistent, malgré pas mal d'évacuations comme l'a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Découvrez tous les points de blocages à travers la France dans notre direct "blocages des gilets jaunes".

12:04 - Les gilets jaunes aux Européennes, c'est non pour Tapie

S'il a exprimé sa volonté d'aider les gilets jaunes dans leur processus de structuration, Bernard Tapie ne s'est pas dit favorable à la création d'une liste du mouvement pour les élections européennes. Pour l'ancien président de l'Olympique de Marseille, ce n'est pas prioritaire. "Si c'est l'organisation des européennes avec moi, alors vous oubliez", a-t-il déclaré ce mercredi matin sur France Inter.

11:38 - Franck Dubosc a rencontré des gilets jaunes

L'humoriste et acteur a rencontré des gilets jaunes ce mardi soir à Saint-Brieuc, après le spectacle qu'il donnait dans la ville dans le cadre de sa tournée. Dans une discussion décousue et informelle, Franck Dubosc s'est dit prêt à aider pour que les gilets jaunes puissent "boucler leurs fins de mois".

11:23 - De quand date la dernière manifestation policière ?

La dernière fois que les forces de l'ordre ont exprimé leur "ras-le-bol", c'était en 2016. Environ 500 policiers venus d'Ile-de-France s'étaient retrouvés de nuit, en octobre, près de l'Arc de triomphe, et avaient perturbé la circulation avant de se disperser. Une manifestation qui survenait quelques jours après l'agression de quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne). Deux d'entre eux avaient été gravement blessés après avoir reçu un cocktail Molotov. Des manifestations asyndicales s'étaient ensuite déroulées un peu partout en France. 

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Une hausse du Smic comme réponse aux gilets jaunes

Ce qui semblait être une grande concession est à prendre avec des pincettes. La hausse de 100 euros par mois pour les salariés au Smic annoncée lundi par Emmanuel Macron dès 2019 ne concernera que partiellement les salaires et reposera surtout sur une accélération de la hausse de la prime d'activité. "Le salaire d'un travailleur au Smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu'il en coûte un euro de plus pour l'employeur", a affirmé, sans plus de précisions, le chef de l'Etat lors de son discours. Une déclaration qui semblait à première vue contredire les affirmations de sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui avait exclu la veille un "coup de pouce" au Smic au-delà de la hausse de 1,8% attendue en janvier, expliquant que cela "détruirait des emplois". En réalité, l'augmentation annoncée par Emmanuel Macron correspond à la revalorisation légale et à une forte amélioration de la prime d'activité. Voir les détails de cette augmentation pour les salariés au Smic.

Quelles sont les revendications des gilets jaunes ?

Emmanuel Macron a-t-il répondu aux plus importantes revendications des gilets jaunes ? Les manifestants n'ont pas structuré leur mouvement, ce qui rend difficile l'expression de revendications formulées au nom de tous ses membres. Néanmoins, tous expriment sur la nécessité d'obtenir une baisse des taxes sur les carburants et plus généralement une baisse du niveau des impôts ou une réforme pour rendre plus juste la pression fiscale. Le président a fait des annonces fortes, mais n'a semble-t-il pas satisfaits les gilets jaunes les plus mobilisés. Une délégation, contestée, s'est formée à la fin du mois de novembre et une liste de revendication a été transmise aux députés et aux médias. On y trouve des requêtes qui n'ont pas été satisfaites : "zéro SDF", "un impôt sur le revenu davantage progressif", "un Smic à 1300 euros net", "un grand plan isolation", "la fin des taxes sur le carburant", "pas de retraite en dessous de 1200 euros"... Voir les détails des revendications des gilets jaunes.

Discours d'Emmanuel Macron (vidéo)

Emmanuel Macron s'est exprimé lundi 10 décembre, à 20 heures, depuis l'Elysée. Le président de la République, durant 13 minutes et devant 23 millions de téléspectateurs, a annoncé plusieurs mesures afin de calmer la colère des gilets jaunes : augmentation de 100 euros par mois pour les salariés au Smic (voir le détail sur la hausse annoncée du Smic), défiscalisation des heures supplémentaires, prime de fin d'année ou encore annulation de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2 000 euros par mois. Emmanuel Macron a également annoncé des réformes plus globales qu'il tenait à mettre en oeuvre, comme la représentation démocratique, avec "une loi électorale plus juste" et "la prise en compte du vote blanc", la fiscalité, sans doute avec une nouvelle réforme à venir, la décentralisation des services publics dans les territoires, et enfin la lutte contre le réchauffement climatique au quotidien.

Emmanuel Macron a aussi esquissé un mea culpa, appelant à la responsabilité collective. "Ce sont 40 années de malaise qui resurgissent", a indiqué le chef de l'Etat, ajoutant : "Sans doute n'avons-nous pas su, depuis un an et demi, y apporter une réponse rapide et forte. Je prends ma part de responsabilité". Emmanuel Macron a aussi avoué une faute de style : "Je sais qu'il m'est arrivé de blesser certains d'entre vous par mes propos". Voici la vidéo du discours d'Emmanuel Macron ce lundi 10 décembre 2018 :

Gilets jaunes : Macron poussé à la démission ?

La contestation des gilets jaunes a pris depuis la mi-novembre une tournure inattendue, à laquelle s'est greffée la violence de casseurs à Paris et dans plusieurs grandes villes de France plusieurs week-ends d'affilée. La nature du mouvement - disparate, non hiérarchisé, sans leardership affirmé - a rendu difficile jusque-là l'ouverture de négociations. Plusieurs personnalités politiques de l'opposition parlent sans ambages de crise institutionnelle et réclament une décision politique exceptionnelle plus forte que celle prise par le président : Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon souhaitent une dissolution de l'Assemblée nationale, Laurent Wauquiez demande un référendum. Depuis des semaines, on entend surtout dans les rangs des gilets jaunes des appels à la démission d'Emmanuel Macron, une pétition a été mise en ligne, recueillant des centaines de milliers de signatures. "Macron démission" est scandé à chaque manifestation des gilets jaunes. Mais une démission d’Emmanuel Macron semble très peu probable. Emmanuel Macron est garant des institutions, du cadre fixé par la Ve République, sa légitimité est incontestable, issue du suffrage universel direct. Si la crise s'aggrave, il disposera de plusieurs options institutionnelles : la dissolution de l'Assemblée nationale ou la constitution d'un nouveau gouvernement.

Manifestation des gilets jaunes : un mouvement qui dure

Le gouvernement doit composer avec un mouvement protéiforme qui dure et une colère qui ne s'apaise que partiellement. Depuis le 17 novembre, des blocages ont lieu chaque jour en France et chaque samedi se transforme en grande journée de mobilisation. S'il existe bien un "collectif" de modérés (les "gilets jaunes libres"), il n'y a aucun leadership assumé, aucune instance légitimée par l'ensemble des gilets jaunes, ce qui rend pour le gouvernement les négociations toujours aussi complexes, malgré les annonces d'Emmanuel Macron. La manifestation pourrait durer encore si l'on se réfère aux derniers messages d'une partie des gilets jaunes mis en ligne sur les réseaux et qui font part d'une vive motivation.

Des lycées bloqués : quels liens avec les gilets jaunes ?

Depuis le 3 décembre, des dizaines de lycées en France font face à des blocages par une partie de leurs élèves. Une partie des lycéens se mobilisent à l'appel du syndicat UNL, pour protester contre la réforme du baccalauréat et contre Parcoursup. Mais quelques élèves font aussi savoir qu'ils soutiennent le mouvement des gilets jaunes et de nombreux réclament également la démission d'Emmanuel Macron. Des débordements, des violences et des départs de feu, ont eu lieu en plusieurs endroits, avec parfois des incidents graves à Aubervilliers, Grenoble, dans le Loiret, à Gonesse ou encore à Mantes-la-Jolie, où des images d’élèves obligés de s’agenouiller par les CRS ont fait polémique. Le mouvement est particulièrement suivi par les lycéens à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon et Montpellier. Suivre les dernières informations sur les blocages des lycées

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