Jean-Marc Reiser : nouveaux éléments dans l'affaire Sophie Le Tan

Jean-Marc Reiser : nouveaux éléments dans l'affaire Sophie Le Tan LE TAN - France Info révèle que les enquêteurs ont fait quelques découvertes dans l'affaire Sophie Le Tan. Des bâches ont notamment été trouvées dans la voiture du principal suspect.

[Mis à jour le 12 octobre 2018 à 9h59] Jean-Marc Reiser, seul suspect dans l'affaire de disparition de Sophie Le Tan, a admis la semaine dernière, devant les juges, que Sophie Le Tan, disparue depuis le 7 septembre, était bien montée dans son appartement en banlieue de Strasbourg, le jour de sa disparition. Il aurait dit l'avoir croisée par hasard, et proposé de l'aider, la jeune femme ayant été, selon lui, blessée à la main. Une version qui explique, selon lui, le fait que les enquêteurs aient découvert des traces d'ADN de la jeune femme chez lui. France Info révèle que les enquêteurs ont découvert des bâches dans la voiture de Jean-Marc Reiser. Elles ont été analysées, hier soir, par les services de la police scientifiques. Le média du service public indique encore que la photo mise en ligne sur Le Bon Coin pour illustrer son annonce immobilière est en réalité une photo de l'appartement de sa mère.

Selon LCI, les enquêteurs de la police scientifiques  ont également découvert des traces de sang "en quantité importante" dans la salle du bain de Jean-Marc Reiser. Selon le média, ces traces se trouvaient à divers endroits de la pièce et pouvaient mesurer "un demi-mètre de long". Du sang aurait été trouvé sur les murs, sur le plafond et sur les canalisations. LCI écrit que ces découvertes "laissent penser que la salle de bain de Jean-Marc Reiser pourrait avoir été la scène de crime".

Sophie Le Tan toujours introuvable

La jeune femme de 20 ans,est toujours portée disparue. Les dernières traces de cette étudiante strasbourgeoise remontent au 7 septembre dernier lorsqu'elle se serait rendue à la visite de l'appartement de Jean-Marc Reiser. L'individu a été mis en examen pour "enlèvement", "séquestration" et "assassinat" depuis que des traces ADN de Sophie Le Tan ont été retrouvées à son domicile. Cette homme de 58 ans a depuis été écroué mais il nie toujours avoir rencontré la jeune femme. Il prétendait dans sa première version que la découverte de l'ADN constaté chez lui n'est qu'un coup monté de la police.

Jean-Marc Reiser aurait tenté d'étrangler son ancienne compagne

Les témoignages ont afflué sur cette homme à la carrure massive, sans emploi mais inscrit en archéologie byzantine à la faculté de Strasbourg. Si ses voisins ont déjà fait état de leur malaise lorsqu'ils croisaient Jean-Marc Reiser, il y a désormais le récit du doyen de la faculté des sciences historiques de Strasbourg. Jean-Yves Marc parle d'un homme "malsain". "Les étudiantes me disaient souvent qu'elles avaient peur en sa présence", ajoute-t-il.

"Certaines demandaient à des garçons d'être présents à leurs côtés pour se rassurer lorsqu'elles se savaient seules avec lui. Elles trouvaient cet homme lourd et déplacé", confie-t-il encore à France 3, ajoutant que Jean-Marc Reiser avait déjà proposé à certaines étudiantes de venir chez lui ou d'aller "se baigner dans des rivières". Le malaise que suscitait cet homme réputé froid et taciturne atteignait aussi le corps professoral de la faculté.

"Des étudiants d'un certain âge, nous en avons déjà eu plusieurs, mais c'est la première fois que des collègues me disaient qu'ils ne voulaient plus travailler avec l'un d'eux", dit l'un des professeurs, toujours à France 3. Mais plus inquiétant encore que ces intimidations dont il faisait preuve, Jean-Marc Reiser aurait failli faire mourir son ancienne compagne en l'étranglant. C'est en tout cas ce que cette femme a affirmé auprès de TF1. "Il a tenté de me tuer. Il a cherché à m'étrangler puis m'a menacée avec une arme. Je n'ai pas osé porter plainte. J'avais peur", décrit-elle sous couvert d'anonymat.

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