Christophe Dettinger : pourquoi son arrestation a mis le feu aux poudres

Christophe Dettinger : pourquoi son arrestation a mis le feu aux poudres Christophe Dettinger a été maintenu en détention d'ici à son procès fixé au 13 février. Une décision jugée injuste par certains membre de la communauté du voyage, à laquelle il est apparenté, qui appellent à des actes violents.

[Mis à jour le 11 janvier 2019 à 16h34] Le cas Christophe Dettinger a beau être fixé - il sera jugé le 13 février et restera en prison d'ici-là -, la polémique continue. Plusieurs membres de la communauté du voyage ou de la communauté gitane, à laquelle le "boxeur gilet jaune" appartiendrait, ont lancé des appels à manifester, parfois violemment, dans le cadre de l'acte 9 des gilets jaunes. Deux hommes en particulier ont choqué les esprits, en employant des mots comme "guerre" ou "révolution". ""Si vous voulez la révolution, prenez ce garçon-là et on vous fera une guerre, tous, dans toute la France. Et à tout le peuple gitan de la France : il faut qu'on se rejoigne samedi prochain et on va voir si on va pas casser nous", dit l'un d'entre eux. Un autre appelle à "essouffler les CRS". Des menaces à destination de Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, ont également été proférées.

Christophe Dettinger : retour sur sa comparution

Après s'être lui-même rendu à la police et après avoir passé 48 heures en garde à vue, Christophe Dettinger passait en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris, ce mercredi. La décision a été rendue tard dans la soirée : le "boxeur gilet jaune", filmé en train de frapper des gendarmes mobiles samedi dernier à Paris en plein acte 8, sera donc jugédans un mois pour plus de sérénité dans les débats, a-t-on argué. D'ici là, cet ancien boxeur professionnel de 37 ans passera un peu plus d'un mois en détention provisoire, selon la décision du tribunal qui craint "un risque de réitération des faits".

La représentante du parquet a estimé ce risque justifié car Christophe Dettinger "adhère au mouvement des gilets jaunes depuis le début", mais aussi parce qu'il a "organisé de sang-froid sa disparition pendant deux jours", correspondant au délai qui a séparé les faits et sa présentation à la police. Cette décision de maintenir en détention l'ancien boxeur professionnel, champion de France dans sa catégorie dans les années 2000, est intervenue peu avant minuit, après un court débat qui a vu Christophe Dettinger intervenir lui-même, en plus des plaidoiries de ses deux avocats.

Christophe Dettinger, en larmes : "Je regrette"

Marqué physiquement par ces derniers jours visiblement éprouvants, le prévenu a exprimé des regrets. "Je regrette mes actes, je vous jure que je regrette. Quand je vois ces images, je ne suis pas fier de moi", a-t-il lancé, avant de délivrer sa version des faits, presque en larmes. "Je me suis fait gazer, je ne retrouvais plus ma femme, je voyais des gendarmes en train de matraquer des gens, une dame qui était au sol, je n'ai pas eu le contrôle. J'aurais dû pousser le gendarme, je n'aurais pas dû le taper".

De leurs côtés, les deux avocats de Christophe Dettinger se sont afférés à décrire un homme à "la vie on ne peut plus normale", décrit "par ses supérieurs" comme quelqu'un de "ferme, mais pas violent ni obtus", qui est "propriétaire de son logement" et qui "paye ses impôts". Quelqu'un qui "coche toutes les cases", en somme. Les conseils de Dettinger ont également mis en avant le témoignage de cette femme, sur RTL, qui avait déclaré ce mardi que l'ancien boxeur lui avait "sauvé la vie" au moment des violences de la passerelle Léopold Sédar Senghor, celle-là même où Christophe Dettinger a frappé deux gendarmes, leur infligeant deux et quinze jours d'ITT.

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